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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 08:10

la-malediction-des-trentes-deniersVoici enfin venue sous les vivats la suite tant attendue de la Malédiction des trente deniers, dont je vous parlais ici même il y a un an. Deuxième partie, sortie en novembre 2010, mais que je ne découvre qu’aujourd’hui, grâce à mon passage au Salon du livre le week-end dernier.

 

Nous avions laissé Mortimer en plein bouillon dans la mer Egée, rappelez-vous, le rire d’Olrik retentissait encore sur les flots noirs. Eh bien, figurez-vous que Mortimer s’en sort (incroyable !), et que les aventures reprennent de plus belle. Blake et son ami Mortimer repartent à la recherche de la tombe de Judas l’Iscariote, qui les mènera aux fameux trente deniers. Toujours pourchassés par Orik et ses sbires - lequel Olrik s’est acoquiné pour la circonstance avec un espèce de psychopathe paranoïaque néonazi - nos amis échappent à de rocambolesques péripéties. On croise des U-boots, des torpilles, des illuminés, des « old chap » et des « goddam !». Trahison, chantage et folklore grec sont aussi au menu.

 

Ce deuxième tome ne m’a pas déçue par rapport au premier. Bien rythmé, toujours aussi bien dessiné, que ce soit les décors ou les personnages. Le fil de l’intrigue se déroule de façon très structurée, les explications historiques qui font le charme de cette bédé un peu « intello » sont bien insérées dans une aventure qui elle est menée tambour battant.

 

Une réussite.

 

La Malédiction des trente deniers, tome II, Van Hamme, Jean, Aubin, Antoine, et Schréder, Etienne, édition Blake et Mortimer, novembre 2010, 56 pages.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 08:00

sanctuaireGondwanaUn archéologue allemand explore une grotte située sous le niveau des eaux au bord d’un lac africain quand il découvre une mystérieuse civilisation, qui semble très en avance sur notre civilisation humaine. Mais il est aussitôt frappé par la folie. Le professeur Mortimer se lance alors dans une enquête d’autant plus passionnante pour lui que cette civilisation présente de troublants points communs avec d’autres traces d’activités humaines rapportées par le professeur lors de sa précédente aventure en Antarctique.

 

Pas d’enthousiasme délirant pour cet épisode, dont j’ai trouvé le déroulement plus que tiré par les cheveux. La fin donne lieu à un spectaculaire retournement de situation, bluffant certes, mais conduit à traiter superficiellement le reste de l’intrigue. En effet le thème premier de cet album – à savoir la découverte d’une mystérieuse civilisation dont la particularité est de maîtriser le secret de la vie éternelle – fait naître bien des attentes chez le lecteur et n’est au final que survolé. Il passe vite au second plan au profit d’une histoire emberlificotée entre Olrik, l’ennemi de toujours, et le professeur Mortimer. On se perd alors dans un récit invraisemblable entre les deux personnages - difficilement compréhensible si on n'a pas lu l'album précédent - et l'intrigue de départ est escamotée. Le dénouement n’apporte donc pas toutes les réponses attendues et m’a laissée sur ma faim.

 

En conclusion, une déception, qui me fait attendre avec encore plus d’impatience la sortie du tome II de La Malédiction des trente deniers (billet sur le tome I ici), pour réparer tout ça. Mais pas d’inquiétude, « Blake & Mortimer » et moi, c’est pour la vie, ce n’est pas cette petite baisse de régime qui va m’en détourner !

 

Le sanctuaire du Gondwana, André Juillard, Yves Sente, éditions Blake et Mortimer, 2008, 56 pages.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 07:58

cadavreexquis.jpgZoé fait la potiche – entendez, l’hôtesse d’accueil – au Salon de l’auto, au Salon du fromage etc. Son copain est un buveur de bière ventripotent qui l’ignore. Métro-boulot-dodo, Zoé déprime dur. Et puis un jour, le hasard la met en présence d’un écrivain tendre, cultivé et attentionné. Coup de foudre, est-ce une belle histoire qui commence ? Tout serait parfait si le grand écrivain n’avait pas la bizarre habitude de s’enfermer chez lui, et de fréquenter la nuit une belle et vénéneuse éditrice dont Zoé ignore tout…

 

Pénélope Bagieu change de registre, et ça marche! On n’est plus dans le trip de la parisienne "celibattante" un peu superficielle de Joséphine, ou en tout cas, ce n’est pas le sujet principal. Certains regretteront qu’elle s’éloigne de ce côté « girly » qui a fait sa célébrité (voir son blog). Moi j’ai aimé cette évolution. Je trouvais que le filon s’essoufflait dans le tome 2 de Joséphine. Elle choisit de se renouveler pour nous livrer ici une critique pleine de malice et de justesse du milieu littéraire parisien, bien sentie sans être trop méchante.

 

Le personnage de Zoé est plus touchant que Joséphine (qui évoluait dans un milieu assez privilégié) tout en restant drôle. Ici, Pénélope brosse crûment mais avec tendresse le quotidien d’une fille ordinaire, affublée d’un boulot alimentaire minable et d’un mec vulgaire qui boit de la bière devant la TV et lui fait l’amour en gardant ses chaussettes. Pour traduire la solitude de Zoé, pas de longs discours, juste une image par-ci, un regard par-là. Pénélope manie habilement le détail qui tue, l’anecdote criante de vérité, c’est percutant, drôle et triste à la fois.

 

Les dessins sont toujours aussi réussis, en particulier les vues de Paris, sur laquelle Pénélope porte un regard bien à elle, avec des couleurs chaudes, des détails rigolos. J’adore spécialement le style « haussmanien-biscornu » qu’elle affectionne. Car Pénélope Bagieu n’aime pas utiliser la règle ; elle dessine à main levée des immeubles toujours plantés de travers, de guingois, penchés, en dépit de leurs belles ferronneries et portes cochères prétentieuses. Les fenêtres s’ouvrent au hasard sur la façade, tout est bancal, instable, un peu comme la vie de ses héros. Les aubes et couchers de soleil sur la tour Eiffel sont mignons également.

 

En conclusion, un bon cru. Je regrette juste un dénouement expédié, en trois ou quatre planches trop rapides, on sent l’auteur un peu à bout de souffle sur la fin. Mais je vous le recommande tout de même chaudement!

 

L'avis de Clarabel.

 

Cadavre exquis, Pénélope Bagieu, Gallimard, avril 2010, 124 pages.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 08:02

blakeetmortimerUne fois n'est pas coutume, une BD se glisse dans ce blog, je crois bien que c'est la première. Que voulez-vous, sous le sapin cette année, la tendance était aux bulles, alors il faut bien y sacrifier. Et puis il me parait indécent de poursuivre ce blog plus longtemps sans vous parler de la passion qui m'unit à Blake et Mortimer depuis l'âge de plus tendre.

A la lecture du titre, les plus kultivés d'entre nous auront deviné que nous allons parler histoire biblique dans cet opus. A partir d'une découverte archéologique fortuite dans le Sud du Péloponnèse, Mortimer (et accessoirement Blake, mais très accessoirement) se retrouve sur la piste de Judas et des trente deniers par lui reçus pour prix de sa trahison. Comme toujours le sombre Olrik n'est jamais loin, plus méchant et plus élégant que jamais avec ses costumes croisés, ses chaussures en croco et ses fume-ciragettes (fume-cigarettes qu'il arbore jusque dans son pénitencier du fin fond de la Pennsylvanie, quelle classe!).

Ce que j'apprécie dans les Blake et Mortimer, c'est l'esthétique "années 50", les textes très élaborés (assez rares en bande dessinée) et la british attitude de nos héros, ultra kitsch mais tellement réjouissante. Les "old chap", les "Goddam", les "By Jove" foisonnent pour notre plus grand plaisir.

Il s'agit cette fois d'une aventure en deux tomes, et nous n'avons pour l'instant que le premier. Or le suspense final est tout bonnement inadmissible. J'ignore quand la parution de la suite est prévue mais je ne sais pas comment je vais tenir jusque là. Nous laissons Mortimer en plein bouillon dans les eaux frisquettes de la mer de Crète, sweet Lord, comment allons-nous nous en sortir!!?

En conclusion, une excellente cuvée, à découvrir très vite. Et pour ceux qui ne connaitraient pas encore cette collection, une seule consigne: GO!

La malédiction des trente deniers, Jean Van Hamme, René Sterne, Chantal de Spiegeleer, éditions Blake et Mortimer, coll. Blake et Mortimer, Tome 19, novembre 2009, 56 pages.

Je m'aperçois que cette foucade "bédéiste" me contraint à ouvrir une nouvelle catégorie d'article pour y classer celui-ci, et je suis bien en peine de lui trouver un titre accrocheur...

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Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...