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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:01

Le swap est arrivé! Je l’attendais avec impatience, en redoutant qu’il ne soit resté coincé quelque part pour cause de nuage islandais. Et puis en fait, il est arrivé de beaucoup plus près que je ne croyais, d’une presque voisine. Double surprise, l’expéditrice c’était Lou ! Me voilà gâtée par l’organisatrice en personne.  

   

 

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J’ai ouvert et commencé à sortir les paquets, il y en avait plein, des grands, des moyens, des tout petits, ça ne s’arrêtait plus.

 

Au total, j’ai donc découvert tout ce qu’il faut à une lady. 

  

D’abord au rayon littérature:

-         Pride and Prejudice, de Jane Austen, en anglais, dans cette jolie collection « Penguin Books »

-         Frankenstein, de Mary Shelley. Un must que je n'ai jamais lu.

 

Au rayon « autour » de la littérature ;

-         Un superbe « notebook » avec une jacquette à l’ancienne.

-         Une ribambelle de marque-pages décorés de photos, dont l’un de Guernesey, un vrai petit morceau de voyage.

 

Au rayon féminin :

-        Une paire de boucles d’oreilles, fines, discrètes, comme j’aime.

-        Un petit ensemble en porcelaine pour la cuisine (comment s’appellent ces petites coupelles plates en forme de théière où l’on dépose le sachet de thé utilisé ? Je cherche le nom…)

-         Un sachet de thé "Jardin bleu".

-         Un beau flacon de gel douche bleu-lagon.

 

Au rayon, « les ladies ont le sens de l’humour » :

-         Un mini-pistolet à eau en plastique. Oui, vous avez bien lu. J’ai éclaté de rire quand je l’ai trouvé. Un clin d’œil drôle, car les ladies ne se prennent pas au sérieux et garde le sens de l’autodérision.

   

 

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J’ai été vraiment impressionnée par le soin que Lou a apporté à l’emballage, les petits mots sur chaque paquet, la très jolie carte, c’était plein de petites attentions, un délice. Les ladies modernes sont décidément des femmes pleines de ressources.

 

En conclusion, merci aux organisatrices pour ce swap, et notamment pour le thème retenu, qui m’intéresse de plus en plus. Je pensais bien connaître la littérature anglaise du 19ème, je me suis aperçue qu’en fait, je n’y connaissais rien, qu’il y avait dans la bibliographie quantité d’auteurs inconnus pour moi (Gaskell, Goudge, Pym, Wilkie Collins, etc.). Et après avoir lu ici ou là sur les blogs divers billets élogieux sur leurs romans, je me suis concoctée une liste de titres à découvrir, une vraie caverne d’Ali Baba pour les années à venir. L’occasion idéale pour conclure sur cette citation que j’aime beaucoup : «  Quand je pense à tous les livres qu’il me reste encore à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » Jules Renard

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:00

pdjamesLe commissaire Adam Dalgliesh est invité par un ami à passer quelques jours à Toynton Manor, une résidence pour handicapés dans le Dorset. Cet ami est l'aumonier de l'institution et souhaite consulter son camarade policier sur une affaire préoccupante. Mais quand Dalgliesh arrive, l'aumonier est décédé. Rapidement, le commissaire se doute que son ami n'est pas mort d'une simple crise cardiaque. Toynton Manor, derrière ses apparences paisibles de manoir anglais assoupi sur ses falaises, cache bien des turpitudes.

 

Je ne connaissais pas P.D. James. (oui, je sais, j'avoue, ça peut paraître incroyable, j'ai une capacité stupéfiante à passer à côté de grands auteurs pendant des années). Mais voilà un mal réparé. Ce premier essai est plus que concluant, je suis séduite.

 

C'est un roman à atmosphère, et ça j'adore. Toynton Manor est une austère batisse fichée à l'extrémité d'une falaise découpée, aride, battue par les vents et affronte la mer déchaînée les jours de tempêtes. Résidence pour handicapés ou repaire de dangereux psychopathes, tout est caché derrière de pimpants géraniums et des allées bien taillées où de sémillantes infirmières poussent des fauteuils roulants grinçants sous le pâle soleil du Dorset. Vous voyez l'idée?

 

J'ai aimé le déroulement de l'intrigue, même si elle met du temps à démarrer. P.D. James prend son temps pour installer le décor, décrire, rendre l'atmosphère palpable. Et là où avec d'autres on s'ennuierait vite, on aime prendre son temps avec P.D. James, tant on s'aperçoit par la suite que chaque détail énoncé au début prend sa véritable signification lors du dénouement. C'est ainsi qu'elle nous piège, par des scènes d'exposition apparemment innofensives, mais qui recèlent en fait le noeud de l'intrigue, l'indice déterminant, et qui font qu'à la fin on s'exclame "Bon sang mais c'est bien sûr!" en se frappant le front...

 

En conclusion, un très bon moment de lecture avec cet auteur que je ne manquerai pas d'approfondir à l'avenir. J'ai justement  Un certain goût pour la mort qui m'attend dans mes étagères...

 

Meurtre dans un fauteuil, P.D. James, Ed. Le livre de Poche, 1990, 377 pages.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:00

nouveau-dossier 8821Ingrédients;

 

- 500 gr de saumon;

- 5 oeufs;

- 1 boîte de tomates pelées;

- 20 cl de crème fraiche;

- 2 échalotes;

- 1 gousse d'ail;

- 1 bouquet garni.

 

Faire revenir les échalotes et l'ail émincés. Ajouter les tomates pelées et épépinées, faire réduire de moitié.

Faire blanchir (5 minutes à ébullition) le saumon avec le bouquet garni. Egoutter.

Mélanger les oeufs et la crème, ajouter le saumon bien émietté et les tomates.

Mettre le tout dans un moule à terrine beurré et fariné, enfourner au bain-marie 45 minutes à four chaud (th 7-8).

 

Démouler tiède, laisser refroidir puis réserver au réfrigérateur 3 heures avant de servir.

 

Avec l'arrivée du printemps et des belles températures, voici une entrée fraiche et savoureuse. Servie sur un lit de salade avec du vinaigre balsamique, bon appétit!

 

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:01

dormessonRécit de la naissance, de l’apothéose, puis de l’effacement d’une grande famille d’aristocrates français, à travers une galerie de personnages à la fois grandioses et émouvants, la famille de Plessis-Vaudreuil.

 

Des débuts mythiques au Moyen-Age, jusqu’à la disparition de la famille dans les derniers soubresauts du XXème siècle, Jean d’Ormesson nous conte l’histoire des siens à l’ombre de leur devise « Au plaisir de Dieu » : d’abord les hauts faits historiques à l’origine du renom de la famille, racontés avec humour et un solide sens de l’auto-dérision. Puis les grands commis de l’Etat, les cardinaux, les maréchaux. Puis le temps de l’exil intérieur avec l’abolition de la monarchie, l’avènement des temps républicains. Et enfin, la décadence, l’appauvrissement, les déchirures, avec le XXème siècle, ses guerres mais aussi ses mutations sociales vécues dans l’incompréhension par les derniers représentants de cet ordre ancien. La famille disparaît alors, faute d’argent, faute de sens aussi. Dieu nous aurait-il trahis ?

 

Pour le ton léger et poétique, pour la très belle langue, pour l’humour, pour la nostalgie qui s’en dégage, les romans de Jean d’Ormesson me ravissent. Ici s’ajoutent la précision de la reconstitution historique et l’émotion qu’il parvient à nous transmettre. 

 

La construction du roman est originale, chaque époque reprend vie sous nos yeux à travers un ou deux personnages emblématiques de la famille; riche héritière allemande, grand-père vénérable, prêtre défroqué, étoile filante hollywoodienne, etc. Mais le personnage principal du roman, c’est le château. Le château de Plessis-lez-Vaudreuil, le roc inexpugnable, le symbole que chacun porte dans sa chair, où tous sont nés et morts, et dont la vente au rabais à l’orée des années 60 signe l’arrêt de mort de la famille.

 

**

 

dormessondvdCe roman fleuve a été remarquablement adapté en feuilleton télévisé en 1977 par Robert Mazoyer. Six épisodes de 90 minutes.

 

Contrairement au roman, organisé de façon thématique avec des coups de projecteur sur telle ou telle période illustrant un thème particulier, la série fait le choix du récit chronologique linéaire, choix compréhensible pour permettre de condenser l’histoire tout en conservant la cohérence. Ceci excepté, la fidélité au roman est exemplaire.

 

On démarre donc au début du XXème siècle, 1906, en pleine querelle des inventaires. Ce choix me paraît judicieux car c’est la période la plus intéressante, celle où tout bascule, où ce qui a toujours fonctionné jusque là va se gripper. La Belle Epoque est joliment restituée, puis les années 30, le dadaïsme et la folie financière, la montée du nazisme, la guerre, les camps, la Résistance, puis l’après-guerre, où le délitement familial s’accélère.

 

Si certaines interprétations ont beaucoup vieilli - acteurs très théâtraux parfois mal à l’aise devant la caméra - le personnage principal, le grand-père Sosthène, est incarné brillamment par Jacques Dumesnil. L’autre personnage principal est incarné par le château de Saint-Fargeau, retenu pour le cadre de la reconstitution.

 

chateausaintfargeau

 

Là aussi un très bon choix, qui permet de beaux plans en extérieur, assez évocateurs, comme la coupe des arbres par exemple, un cérémonial qui revient périodiquement à la même saison (c’est un des revenus principaux du domaine), coupe dont le rythme s’accélère insidieusement au fil des épisodes, et dont on comprend qu’elle symbolise la disparition prochaine de la famille, quand il n’y aura plus d’arbres à couper… En dépit des contraintes du genre télévisé, ce film rend bien le sentiment de lenteur et d’inexorabilité du temps qui passe et le confronte au bouillonnement du siècle des excès auquel la famille, une partie tout au moins, reste totalement sourde.

 

sosthène.dormesson

 

Je pourrais vous en parler longtemps, aussi bien du roman que du téléfilm (sachant que j’ai découvert le second en premier et que j’ai relu et visionné chacun une bonne dizaine de fois). Des deux côtés, de la belle ouvrage, chacune rehaussant l’autre. Un bon exemple de partenariat réussi entre la littérature et la télévision.

 

Au plaisir de Dieu, Jean d’Ormesson, Folio Gallimard 2008, (1974 pour la 1ère édition) 607 pages.

 

Au plaisir de Dieu, réalisation de Robert Mazoyer, 1977 pour la 1ère diffusion, coffret 4 DVD, 2006. (de ce Robert Mazoyer, vous connaissez peut-être l’adaptation des « Gens de Mogador », une autre saga familiale grandiose, dont je vous parlerai un jour…)

 

Avec ceci s’ouvre ma modeste participation au challenge « Lunettes noires sur pages blanches », et je remercie une fois de plus Fashion pour ses trouvailles challengiques toujours passionnantes !

 

challenge cinoche

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 08:02

flipoObscur gratte-papier dans une grande entreprise, Sylvain Vasseur est mis en pré-retraite d’office à l’occasion d’un plan social. Histoire de faire passer la pilule, son patron lui suggère d’occuper ses journées à l’écriture d’un roman. Parce qu’il vénère son patron et parce qu’il est imbu de lui-même, Vasseur le prend au mot, plonge tête la première dans l’aventure littéraire et se met à rêver d’un destin d’auteur à succès. Et c’est là que le vertige commence.

 

Attention, si vous-mêmes taquinez les muses à vos heures perdues, je vous préviens, ce roman fait mal à l’ego. Cependant, une fois passée l’étape « mais il parle de moi, là ! », il est des plus réjouissants et se lit avec jubilation, comme on déguste une gourmandise.

 

Peinture au vitriol du monde de l’édition, mais aussi de l’entreprise et des media, le vertige des auteurs n’épargne personne, et fait défiler une galerie de personnages succulents, du cynique présentateur télé Jean-Pierre Lavenu (ça ne vous dit rien ?) aux vieilles gloires littéraires alcooliques et libidineuses, de la bibliothécaire nunuche aux jolies journalistes ignardes... Le bal des hypocrites, en pire.

 

C’est très drôle, et en même temps ça devient un brin tragique au fil des pages, car on sent vite que cette histoire va mal finir. Ce pauvre Vasseur, minable vaniteux, gonflé d’orgueil et de mépris pour autrui, est aussi un pauvre naïf, manipulé et humilié en permanence. Il va de déboires en déconvenues, essuie des centaines de lettres de refus, hante les concours de nouvelles de troisième zone et les salles d’attente d’éditeurs indifférents, assiste inconscient au naufrage de sa vie privée, mais persiste dans sa folie. Pathétique.

 

L’humour féroce, le style percutant, les formules qui font mouche, et enfin le réalisme saisissant de certaines séquences, font de ce roman un excellent moment de lecture qui ne doit pas pour autant décourager chacun de se lancer dans l’écriture. Au contraire, un averti en vaut deux et ce récit, qui sent l’expérience vécue, est écrit par un auteur aujourd’hui publié dont le dernier roman marche très fort. Pour le découvrir, son blog.

 

Les avis de Cuné, FlorinetteBiblioblog, Turquoise, Essel...

 

Le Vertige des auteurs, Georges Flipo, Editions Le Castor Astral, 2007, 273 pages.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:00

rushdieMystère à la cour du grand Moghol, aux Indes. Qui est ce visiteur étranger blond, détenteur d'étranges pouvoirs, au nom indéchiffrable? Qui est-il, quel secret cache-t-il dans les plis de son manteau? Serait-il le fils d'une princesse oubliée?

 

Ce micro-résumé doit peut-être vous le laisser deviner, L’Enchanteresse de Florence est un roman que j’ai abandonné, excédée, au bout d’une centaine de pages, et encore, les vingt dernières furent uniquement un sacrifice pour arriver à un chiffre rond... C’est assez rare pour moi. Mais j’ai vite eu le sentiment d’être balladée dans un Orient de carton-pâte bourré de clichés (occidentaux) et d’idées toutes faites sur l’Orient mystérieux, voluptueux, le tout dans une langue tarabiscotée et ampoulée  (mais peut-être ce dernier point est-il à mettre sur le compte de la traduction).

 

La magie et le surnaturel sont omniprésents, et voisinent bizarrement avec de longues digressions historico-mythologiques. Au total, on oscille entre roman ésotérique et roman historique, le résultat est une pâle copie d’Umberto Eco. Qui plus est, le narrateur s’autorise ça et là des leçons de morales rebattues (sagesse orientale contre matérialisme occidental) qui, outre que c’est agaçant, tombent comme un cheveu sur la soupe à ce stade puisqu’on est au début du roman et qu’on souhaiterait s’intéresser aux personnages et à l’intrigue.

 

Sur les premiers, rien ne nous est dit (forcément, ils doivent rester « mystérieux »), sauf la description du moindre bouton de leur turban. Quant à l’intrigue, noyée sous des descriptions alambiquées qui se veulent poétiques, elle met un temps fou à démarrer, au point qu’à l’endroit où je me suis arrêtée, on ne sait toujours pas qui est le personnage principal, pourquoi il est là, et quand aura lieu un début de péripétie le concernant. En revanche, on nous répète pour la dixième fois qu’il a l’air énigmatique et qu’il porte un manteau à carreaux… Au total, on s’ennuie.

 

J’ai finalement décidé que je n’allais pas m’infliger ça plus longtemps et que cette rencontre avec Salman Rushdie était un échec, le deuxième, puisque j’ai lu dans mes jeunes années « Haroun et la mer des histoires », un récit qui m’avait aussi paru des plus abscons. Je n’accroche décidément pas à cette écriture foisonnante mais inefficace, qui échoue complètement à me faire voyager.

 

L’enchanteresse de Florence, Salman Rushdie, Editions Plon, octobre 2008, 400 pages.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 08:00

nouveau-dossier 8720Oui, j’ai acheté 3039 pages au Salon du Livre cette année.

Mais laissez-moi vous expliquer Monsieur le Juge, c’est pas ma faute.

 

D’abord, il a fallu faire un passage rapide chez Gallimard, pas trop bondé encore vu l’heure matinale, donc il fallait en profiter. Bilan : Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, et Mr Dick ou le dixième livre, de Jean-Pierre Ohl, auteur que j’ai découvert récemment et que je voulais approfondir.

 

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Ensuite, un petit tour chez Georges Flipo (éditions La table Ronde) pour faire connaissance avec lui et avec sa commissaire (qui, selon les rumeurs, n'aime point les vers), mais aussi pour lui extorquer un de ses précédents livres, Le Vertige des auteurs, qu’il a discrètement extirpé de sous sa table pendant que la libraire regardait ostensiblement ailleurs. Discussion intéressante au cours de laquelle je lui ai suggéré une magistrale idée d’intrigue pour sa commissaire, et ce sans réclamer la moindre royaltie, ma bonté me perdra.

 

 


 

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Puis, petit stop au stand 10/18-Pocket, noir de monde, on s’écrasait dedans dès midi et demi. J’ai résisté aux Jason Goodwin mais que voulez-vous, il y avait les trois tomes de Gyles Brandreth sur Oscar Wilde. Alors forcément ! Mais je n’en ai pris qu’un, parole, Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles. Si les blogs n'en avaient pas dit tant de bien, aussi...

 

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Enfin, les éditions Phébus m’ont enchantée, avec un très beau stand en lumière tamisée et belles boiseries. J’aurais volontiers acheté toute la collection Libretto si j’avais pu, ils rééditent tous les grands auteurs victoriens, mais aussi Jack London, Alexandre Dumas etc.. Mais je me suis contenté d’un Daphné du Maurier que je ne connaissais absolument pas, Le Bouc émissaire. Vous connaissiez Monsieur le Juge? Non? Alors, vous voyez bien...
 

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Pour finir, j’ai eu l’occasion que je cherchais depuis longtemps de tester en vrai cette chose non-identifiée qu’on appelle un « e-book ». Elle était en vedette dans la partie du salon réservée aux nouvelles technologies, dans des bornes scellées. Ca n’a pas l’air mal, c’est simple à utiliser, l’écran est plutôt plaisant, pas de luminosité gênante comme sur un écran d’ordinateur, il y a une vraie différence. L’écran est mat, comme la page d’un livre. De plus, on peut définir trois tailles de caractère différentes (petit, moyen, grand), ce qui apporte un vrai confort pour ceux qui ont des problèmes de vue.

 

(attention, digression) Ceci étant, ça n’a pas été une révélation. Je pense que c’est un appareil qui peut apporter une lecture commode là où elle est inconfortable actuellement (transports en commun, avion, train etc.), et qui offrira certainement un intérêt pour les lectures utilitaires, volumineuses (et chères) comme les manuels universitaires etc. Mais pour celles qui relèvent du loisir, je ne m’y vois pas, c’est trop impersonnel, professionnel, désincarné.


De plus j’ai l’impression que, paradoxalement, ça n’est pas dans l’air du temps. Actuellement, c'était frappant au salon, beaucoup d’éditeurs misent sur « l’objet livre » en particulier pour la littérature jeunesse, SF et gothique, qui représentent les gros bataillons du secteur. Les couvertures sont de plus en plus chamarrées, sculptées, la vente du livre est assortie de toutes sortes de gadgets et les jeunes lecteurs cultivent un art du déguisement en rapport avec l’univers en question. Que de stands où patientaient des lecteurs habillés de pieds en cap comme leur héros; maquillage, chapeau pointu, crinolines, avec les livres sous le bras comme autant d’objets-culte (sans parler des marque-pages, autocollants, affiches)! Le livre fait partie de la « panoplie » des groupies, je ne les vois pas aspirer tout ça dans un petit écran gris. (fin de la digression)

 

Petit stop pour finir chez les BD, où j’ai soigné ma passion pour Blake et Mortimer en achetant Le sanctuaire du Gondwana, sur les conseils avisés d’un fan de la série qui se trouvait là.

 

Deuxième jour ; visite des éditeurs étrangers, et des stands régionaux. Petite discussion sympa avec auteurs et éditeurs belges, sur les mérites comparés des librairies bruxelloises. Il y en a un à qui j’avais promis de repasser dans l’heure et je ne l’ai finalement pas fait, pour cause de fatigue,… Qu’il trouve ici de plates excuses.

 

Passage chez Omnibus qui fait de superbes volumes reliés façon « bouquin » de grands auteurs populaires, tels Simenon, Leblanc, Troyat. J’ai bondi sur Les Héritiers de l’Avenir et Le Moscovite, 3 tomes chacun… hum, oui, bon, mais sachez Monsieur le Juge, qu’il y avait aussi tout Simenon en 22 tomes, et ça, je ne l’ai pas acheté ! Donc au fond, j’ai été extraordinairement raisonnable si on tient compte du contexte.


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Repassage au stand 10/18-Pocket, décidément plein, pour voir la tête « en vrai » de quelques stars des blogs BD en dédicace, Galli et Leslie Plée (mais où était donc passée Pénélope B. cette année ?).

Voilà, c'est tout Monsieur le Juge. Ca va chercher dans les combien? 
 

 

Encore une belle cuvée que ce salon du livre 2010 : j’y ai passé 9 heures sur deux jours, j’ai les jambes, le dos, les épaules en compote de poire, mais ça valait la peine. J’attaque mes 3039 pages, en laissant en plan mes lectures en cours, comme à chaque fois, pfff. 
 

Il reste encore deux jours, allez-y ! (oui, vous aussi, Monsieur le Juge, pourquoi pas?)

   

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:12

dindepoivron Ingrédients (pour 2 personnes):
 - une escalope de dinde;
 - un poivron rouge;
 - un gros oignon;
 - trois bonnes càs de crème fraiche épaisse;
 - sel, poivre, piment doux moulu;
 - riz blanc.

 Emincer l'oignon, couper le poivron en lamelles, et l'escalope en lanières.

 Faire revenir à la poële les oignons dans un peu de matière grasse pour qu'ils deviennent translucides. Ajouter le poivron, laisser cuire 10 minutes en remuant fréquemment.

Ajouter la dinde, laisser cuire 5-6 minutes en couvrant, et en retournant les morceaux de viande à mi-cuisson. Eteindre le feu. Ajouter la crème fraiche, le piment, le sel le poivre. Bien mélanger et servir aussitôt, accompagné de riz blanc.

Simple, bon, ce petit plat est également adaptable en fonction de votre approvisionnement. Ainsi, j'ai déjà testé la variante lardons avec succès. Ceux qui aiment le parmesan peuvent aussi en saupoudrer sur le plat à la fin de la cuisson.

Bon appétit!

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 08:40

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Notre petit déjeuner : une orange pressée, quelques croissants encore tièdes, et avec ceci, un rayon de soleil… Je vous souhaite à tous

un très bon dimanche !




* * *

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:01

maitres.glenmarkiePour les besoins de sa thèse de littérature, Mary Guthrie part à la rencontre de la famille Lockhart de Glenmarkie, une vieille famille écossaise retranchée dans son château en ruine, et qui a compté parmi ses membres un étonnant écrivain, Sir Thomas Lockhart de Glenmarkie, mort de rire en 1660 en apprenant la restauration des Stuart. Mais Mary se retrouve vite aux prises avec un mystérieux meuble à tiroirs qui contient un secret concernant Sir Thomas et dont dépend son propre salut.

Quel drôle de livre! me suis-je dit 20 fois au cours de ma lecture. Rarement lu un "truc" pareil! Ce roman m'a enchantée par son originalité, tant sur la forme que sur le fond. Les maîtres de Glenmarkie se présente comme une parodie attendrie des romans d'aventures anglais, avec les ingrédients typiques du genre; mystérieux château écossais délabré, fantômes, passages secrets, cryptes humides, tiroirs verrouillés par de secrètes combinaisons, avec à la clé un trésor fabuleux. L'hommage aux romans du XIXème se retrouve aussi dans la forme, chaque tête de chapitre démarrant par "Où l'on apprend que...", "Où il est question de...", tout simplement délicieux.
C'est également une sorte de polar historique et un bel hommage à la littérature, celle-ci étant le fil conducteur qui relie tous les personnages de ce roman touffu. On croise de drôles de libraires et de célèbres écrivains, tel Eric Blair, plus connu sous le nom de... Ah mais non, chuut, vous verrez bien.

En marge des tribulations mi-loufoques mi-tragiques des châtelains de Glenmarkie, nous suivons Ebenezer Krook, un homme à la recherche de ses origines, laquelle recherche tourne fréquemment à la divagation d'un ivrogne écossais de la plus belle espèce. Ebenezer Krook est plus souvent ivre que sobre à chacune de ses apparitions, sans parler de ses acolytes. Son périple nous mène dans tous les pubs et tripots d'Edimbourg, dans les gradins survoltés d'un stade de rugby, à la rencontre de toutes les marques de whisky produites par ce beau pays. Mais nous découvrons aussi les paysages sauvages écossais, formidablement décrits, comme le tourbillon de Corryvreckan, métaphore des bouleversements dans lesquels sont pris les personnages.

L'écriture est piquante, pleine de jolies formules caustiques à souhait. L'auteur a son propre univers, où les livres occupent la première place et sont animés d'une vie propre qui les pousse à se ballader tout seuls d'une étagère à l'autre des librairies quand ils sont insatisfaits de leur place.

La construction est complexe, l'auteur nous trimballe sans ménagement de 1660 à 1953 en passant par le XIXème siècle ou la Guerre d'Espagne, mais on ne souffre pas du voyage, tout s'emboîte dans une mécanique parfaite, c'est beau comme une horloge suisse. Rapidement, on comprend que la quête de Mary et celle d'Ebenezer sont liées, et le dénouement est à la hauteur des attentes.

En conclusion, une vraie réussite, un roman dépaysant, truculent, bizarre et drôle. Oui, tout ça à la fois.

Mais je ne peux pas terminer ce billet sans pousser un coup de gueule (plein de dignité néanmoins) contre l'éditeur. Gallimard a licencié tous ses correcteurs, c'est officiel à la lecture de ce roman; j'ai compté pas moins de 15 énormes fautes, orthographe et grammaire confondues. E
ffarant.

L'avis de Fashion qui m'avait convaincue, de Keisha, Lou, YspaddadenMaudapl... Brize, pour sa part, n'a pas vraiment apprécié.


Les maîtres de Glenmarkie, Jean-Pierre Ohl, Editions Gallimard, 2008, 361 pages.

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Où Sommes-Nous Donc?

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En passant

04/04 

 

En ce moment, je lis en anglais.

 

L'avantage, c'est qu'en langue étrangère, je lis plus lentement, donc j'en profite plus longtemps!

 

:-)

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Portrait

Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...