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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 07:55

naturesmortesRome, 1570. Notre héros François est désormais assistant de Bartolomeo Scappi, maître-queux des cuisines vaticanes. Il lui prête main-forte dans la rédaction de son Opera, un imposant livre de recettes de cuisine. C’est également un pilier des nuits romaines, de leurs fêtes somptueuses, banquets et autres divertissements. Mais les intrigues vaticanes le rattrapent en la personne du cardinal Granvelle, qui a juré sa perte. Soumis à un chantage et menacé de mort, François ruse, enquête, entreprend un voyage qui le mènera à Naples, à la recherche du peintre Arcimboldo enlevé par de mystérieux comploteurs.

 

Mouais. Bof.

 

Autant j’avais apprécié Meurtres à la pomme d’or, autant ce deuxième « roman noir et gastronomique » de Michèle Barrière peine à me convaincre. Les ficelles de l’intrigue sont assez grossières, on a du mal à s’intéresser au sort de François dont la monomanie culinaire commence à devenir un tantinet agaçante. Le « polar gastronomique » se réduit à n’être qu’une énumération de recettes et de plats, lassante à force d'être répétitive, et à une intrigue bien mince ne servant qu’à meubler les transitions. J'attendais des développements sur la cour, l'entourage du Pape, les arcanes du pouvoir pontifical, point.

 

J’ai également été déçue par la pauvreté du dénouement. Ca m’a donné l’impression qu’au ¾ du récit, l’auteur en manque d’inspiration a cherché à « faire une fin »; fin laborieuse et sur laquelle on débouche de façon un peu précipitée… Sans compter que le choix de vie (pour le moins pépère) finalement retenu par François lors de l’épilogue ne cadre pas avec sa personnalité telle qu’elle nous est décrite tout au long du livre, celle d’un épicurien fantasque, bouillonnant de vitalité et d’envie de découvrir le monde.

En gros, je suis restée sur ma faim (sans jeu de mot…) et j'ai le sentiment que le roman policier gastronomique est un genre dont on atteint rapidement les limites.

J'ai encore Souper mortel aux étuves du même auteur à découvrir, j'espère qu'il me fera oublier cette déconvenue.


Natures mortes au Vatican, Michèle Barrière, Le Livre de poche, septembre 2009, 314 pages.

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Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...