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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 08:00

rushdieMystère à la cour du grand Moghol, aux Indes. Qui est ce visiteur étranger blond, détenteur d'étranges pouvoirs, au nom indéchiffrable? Qui est-il, quel secret cache-t-il dans les plis de son manteau? Serait-il le fils d'une princesse oubliée?

 

Ce micro-résumé doit peut-être vous le laisser deviner, L’Enchanteresse de Florence est un roman que j’ai abandonné, excédée, au bout d’une centaine de pages, et encore, les vingt dernières furent uniquement un sacrifice pour arriver à un chiffre rond... C’est assez rare pour moi. Mais j’ai vite eu le sentiment d’être balladée dans un Orient de carton-pâte bourré de clichés (occidentaux) et d’idées toutes faites sur l’Orient mystérieux, voluptueux, le tout dans une langue tarabiscotée et ampoulée  (mais peut-être ce dernier point est-il à mettre sur le compte de la traduction).

 

La magie et le surnaturel sont omniprésents, et voisinent bizarrement avec de longues digressions historico-mythologiques. Au total, on oscille entre roman ésotérique et roman historique, le résultat est une pâle copie d’Umberto Eco. Qui plus est, le narrateur s’autorise ça et là des leçons de morales rebattues (sagesse orientale contre matérialisme occidental) qui, outre que c’est agaçant, tombent comme un cheveu sur la soupe à ce stade puisqu’on est au début du roman et qu’on souhaiterait s’intéresser aux personnages et à l’intrigue.

 

Sur les premiers, rien ne nous est dit (forcément, ils doivent rester « mystérieux »), sauf la description du moindre bouton de leur turban. Quant à l’intrigue, noyée sous des descriptions alambiquées qui se veulent poétiques, elle met un temps fou à démarrer, au point qu’à l’endroit où je me suis arrêtée, on ne sait toujours pas qui est le personnage principal, pourquoi il est là, et quand aura lieu un début de péripétie le concernant. En revanche, on nous répète pour la dixième fois qu’il a l’air énigmatique et qu’il porte un manteau à carreaux… Au total, on s’ennuie.

 

J’ai finalement décidé que je n’allais pas m’infliger ça plus longtemps et que cette rencontre avec Salman Rushdie était un échec, le deuxième, puisque j’ai lu dans mes jeunes années « Haroun et la mer des histoires », un récit qui m’avait aussi paru des plus abscons. Je n’accroche décidément pas à cette écriture foisonnante mais inefficace, qui échoue complètement à me faire voyager.

 

L’enchanteresse de Florence, Salman Rushdie, Editions Plon, octobre 2008, 400 pages.

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commentaires

Ys 02/04/2010 17:23


Voyage raté donc, dommage, pourtant, à lire ton premier paragraphe, ça avait l'air plutôt pas mal, mystérieux, dépaysant, un brin fantastique...


didouchka 03/04/2010 16:02



Moi aussi je pensais qu'il me plairait. Le quatrième de couverture parlait de mystère, d'une fresque orientale pleine de rebondissements, ça s'annonçait bien. Mais bon, ne l'ayant pas lu jusqu'au
bout, mon avis doit peut-être être relativisé...



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Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...