Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 23:50

pg wodhouse3Je vais vous parler aujourd’hui de ma découverte de l’automne dernier (oui, je sais, on est en mars, passons). J’ai nommé la série Jeeves. Une série écrite par l’écrivain britannique P.G. Wodehouse pendant plus de 50 ans, entre 1917 et 1974, hyper connue outre-Manche (c’était l’auteur favori de la Queen Mum, excusez du peu !). Elle expose, dans de courts récits, les tribulations loufoques d’un lord et de son fidèle majordome, le fameux Jeeves, le véritable héros.  

 

Le narrateur, Bertram Wooster, est un jeune dandy, fat, élégant, fortuné, oisif. Surtout oisif. Il a de l’argent, des domestiques, de belles maisons, un bel appartement à Londres, de beaux costumes, une belle voiture de luxe, bref une vie de galérien, n’est-ce pas ? On le plaindrait le pauvre. Et de fait, ce pauvre Wooster est bien à plaindre. Sa vie va de catastrophes en cataclysmes. Son penchant pour l’alcool y est pour beaucoup, ainsi qu’une légère tendance à fuir les responsabilités les plus élémentaires.

Mais Wooster a une bonne secrète, une arme fatale ; Jeeves, son majordome. Discret, stylé, prodigieusement intelligent, dévoué à son maître, Jeeves met tout sa subtilité au service de ce brave Wooster pour le tirer du pétrin où il se fourre avec une régularité qui force l'admiration. Une chance pour lui. D’ailleurs, tout le monde cherche à lui piquer cet excellent serviteur, ce qui constitue le terreau de plusieurs intrigues dont Wooster se sort haut la main.

 

Dans un décor so british, fait de clubs londoniens et de manoirs à la campagne, ce duo pittoresque déambule entouré d'une galerie de personnages burlesques. Les femmes sont pétillantes et vives, ou alors exaspérantes et stupides. Les hommes falots, indolents, oisifs, mais aussi sanguins, emportés, vains. Des artistes fauchés fils-à-papa, des banquiers rubiconds, des oies blanches nunuches, de vieilles tantes excentriques… Bref, une série d’êtres loufoques et caricaturaux, qui constitue une dénonciation souriante de la bonne société. L’imperturbable butler évolue avec flegme au milieu de cette ménagerie humaine, et de ce contraste naît un effet comique récurrent, et réjouissant!

 

Je ne sais plus trop comment cette série est venue à mes oreilles, par les blogs très certainement. Quoi qu’il en soit, j’ai démarré par deux exemplaires en VO, dénichés au hasard dans une petite librairie à Gibraltar :

 

 

  Jeevesanglais1    jeeves anglais2

tout un programme, n'est-ce pas? 

 

 

Et comme ça me plaisait décidément beaucoup, j’ai attaqué la version française. Les éditions Omnibus ont publié l’intégrale en trois tomes, je me suis offert le deuxième (pourquoi le 2ème, ne me demandez pas, c’est comme ça).

 

 

 Jeevesfrançais

peut-être parce qu'il est rose... 

 

 

Au fond, c'est un véritable "doudou" que cette série. Quand le moral est dans les chaussettes, quand on n’a pas envie de s’investir dans une histoire trop pesante, quand on cherche un livre-doudou, il faut ouvrir un Jeeves. Il n’arrive jamais rien de grave dans les Jeeves, toutes les histoires finissent toujours bien. Légèreté, frivolité, cocasse, ce condensé d'englishness et d'humour britannique se déguste comme des petits scones tièdes avec du thé, et vous redonne la pêche en un rien de temps.  

 

En anglais, la série est tordante. La langue, pleine d’euphémisme et d'understatement se prête parfaitement au genre. Mais il faut être honnête, la version française n’est pas mal non plus. 

 

Je me suis donc régalée, au point que je ne compte pas en rester là. La prochaine étape sera la découverte de l’adaptation télévisée, car nos amis britanniques ont eu la merveilleuse idée d’en faire une série TV, avec pour incarner Wooster le fameux Hugh Laurie (vous savez, Dr. House) et le un peu moins fameux mais que j’adore Stephen Fry. Voici donc l’objet de ma quête désormais :

 

jeevesDVD

aahh, voilà qui fait rêver, non? 

 

  

Jeeves est une célébrité au point qu'on trouve même sur internet un moteur de recherche anglo-saxon dénommé "Ask Jeeves", quelle consécration! Pour poursuivre la découverte, sachez qu’il existe un site consacré à l’écrivain PG Wodehouse. Et parce que vous ne reculez devant rien, vous pouvez également adhérer à la PG Wodehouse society, qui se charge de promouvoir cet auteur, à travers notamment un magazine « Wooster sauce » le bien-nommé! Qu'attendez-vous?

 

j-w-portrait-jeeves-and-wooster-461

 

 

Ici aussi on aime Jeeves: Neph, Papillon, Georges Flipo, Karine, Tamara, Lou, ...

 

Carry On, Jeeves ! , PG Wodehouse, Ed. Arrow books, 2008 (première édition 1925), 274 pages.

Right Ho, Jeeves!, PG Woudehouse, Ed. Arrow books, 2008 (première édition 1934), 290 pages.

 

En français:

Au secours, Jeeves!, (tome 2) P.G. Wodehouse, Ed. Omnibus, janvier 2009, 855 pages.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Neph 22/03/2011 21:13


Oh oui oui ouiiiiiiiiii :) J'aime Jeeves inconditionnellement ! Maintenant que j'ai quelques exemplaires des éditions 10/18, j'ai bien envie de continuer ma collection spéciale bonne humeur !


didouchka 26/03/2011 15:42



c'est vrai, ce sont vraiment des livres qui font du bien!



Où Sommes-Nous Donc?

  • : Le blog de didouchka
  • : Partager des bons moments de lecture et de bons petits plats, marier cuisine et littérature...
  • Contact

En passant

04/04 

 

En ce moment, je lis en anglais.

 

L'avantage, c'est qu'en langue étrangère, je lis plus lentement, donc j'en profite plus longtemps!

 

:-)

Recherche

Portrait

Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...