Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 09:20

austen.P&PDans l’Angleterre du début du XIXème siècle, le principal souci d’une jeune fille de la bonne société est  - ou tout au moins doit être - de trouver un parti convenable. Si elle ne s’en préoccupe pas elle-même, sa mère se charge d’y pourvoir. Mrs Bennet sait de quoi il s’agit, elle qui se trouve affligée de pas moins de cinq filles à marier. Si l’aînée, Jane, est une beauté reconnue, dont le charme n’a d’ailleurs pas échappé au plus avantageux gentilhomme du coin, la cadette Elisabeth promet de donner bien des soucis à sa mère. Vive, intelligente, Elisabeth souhaite avant tout se marier par inclination, une bizarrerie à cette époque. Elle n’entend pas se laisser impressionner par de riches gentlemen tels que Mr Darcy, dont l’arrogance et le mépris de classe trouveront en Elisabeth un adversaire à leur taille. Mais est-il vraiment l’homme qu’elle croit ?

 

Un roman lu au moins 20 fois (j’exagère à peine), et toujours en anglais, pour la langue si particulière de l’auteur. Un ravissement à chaque fois. Chaque lecture procure de nouvelles découvertes ; des trouvailles de style, des répliques pleines d’humour, des personnages secondaires auxquels on n’avait pas prêté suffisamment attention la première fois etc., je ne m’en lasse jamais. Combien de romans parviennent ainsi à captiver l’attention même après des relectures multiples ?

 

Le style de Jane Austen, c’est une petite musique qui vous cueille dès les premières pages. Un anglais un peu suranné, un peu vieilli, mais avec lequel on se familiarise très vite à tel point qu’on n’en perçoit même plus la singularité au bout de quelques chapitres, pour ne retenir que le rythme et l’équilibre parfait de chaque phrase.

 

Les romans de Jane Austen, ce sont aussi des histoires universelles, des personnages forts auxquels on s’identifie naturellement et ce en dépit du contexte historique pourtant si éloigné du nôtre. « The DNA of every romantic comedy » proclame la critique sur la couverture. Et c’est vrai.

 

Pour information, ce roman m’avait été offert dans le cadre du “Portrait of a Lady swap” de l’an dernier.

   

Pride and Prejudice, Jane Austen, Pocket Pinguin Classics, 2006.

Par didouchka - Publié dans : Littérature anglo-saxonne
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 08:00

DSCN0094BIS.jpgIngrédients:

 

- 4 citrons (non traités);

- 150 gr de sucre;

- 3 oeufs;

- 1 càs de Maïzena

 

Zester deux citrons. Presser le jus des quatre.

 

Mélanger le zeste et le jus dans une casserole. Ajouter le sucre, puis la Maïzena. Faire chauffer à feu doux en remuant..

 

Battre les oeufs à part. Hors du feu, les ajouter à la préparation. Faire chauffer à feu moyen en remuant bien. Une fois le mélange épaissi, ôter du feu et mettre en pot de confiture. Laisser refroidir avant de conserver au réfrigérateur.

 

Cette idée de recette est le résultat d'une erreur de livraison. 1kg de citrons au lieu de pommes de terre...! Il a bien fallu leur trouver un emploi. Voici donc une spécialité toute britannique, le "lemon curd", une délicieuse crème de citron à tartiner sur du pain à l'heure du thé.

 

La recette vient de Marmiton.

Par didouchka - Publié dans : Pause gourmande
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 08:00

sanctuaireGondwanaUn archéologue allemand explore une grotte située sous le niveau des eaux au bord d’un lac africain quand il découvre une mystérieuse civilisation, qui semble très en avance sur notre civilisation humaine. Mais il est aussitôt frappé par la folie. Le professeur Mortimer se lance alors dans une enquête d’autant plus passionnante pour lui que cette civilisation présente de troublants points communs avec d’autres traces d’activités humaines rapportées par le professeur lors de sa précédente aventure en Antarctique.

 

Pas d’enthousiasme délirant pour cet épisode, dont j’ai trouvé le déroulement plus que tiré par les cheveux. La fin donne lieu à un spectaculaire retournement de situation, bluffant certes, mais conduit à traiter superficiellement le reste de l’intrigue. En effet le thème premier de cet album – à savoir la découverte d’une mystérieuse civilisation dont la particularité est de maîtriser le secret de la vie éternelle – fait naître bien des attentes chez le lecteur et n’est au final que survolé. Il passe vite au second plan au profit d’une histoire emberlificotée entre Olrik, l’ennemi de toujours, et le professeur Mortimer. On se perd alors dans un récit invraisemblable entre les deux personnages - difficilement compréhensible si on n'a pas lu l'album précédent - et l'intrigue de départ est escamotée. Le dénouement n’apporte donc pas toutes les réponses attendues et m’a laissée sur ma faim.

 

En conclusion, une déception, qui me fait attendre avec encore plus d’impatience la sortie du tome II de La Malédiction des trente deniers (billet sur le tome I ici), pour réparer tout ça. Mais pas d’inquiétude, « Blake & Mortimer » et moi, c’est pour la vie, ce n’est pas cette petite baisse de régime qui va m’en détourner !

 

Le sanctuaire du Gondwana, André Juillard, Yves Sente, éditions Blake et Mortimer, 2008, 56 pages.

Par didouchka - Publié dans : Phylactères
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 07:58

cadavreexquis.jpgZoé fait la potiche – entendez, l’hôtesse d’accueil – au Salon de l’auto, au Salon du fromage etc. Son copain est un buveur de bière ventripotent qui l’ignore. Métro-boulot-dodo, Zoé déprime dur. Et puis un jour, le hasard la met en présence d’un écrivain tendre, cultivé et attentionné. Coup de foudre, est-ce une belle histoire qui commence ? Tout serait parfait si le grand écrivain n’avait pas la bizarre habitude de s’enfermer chez lui, et de fréquenter la nuit une belle et vénéneuse éditrice dont Zoé ignore tout…

 

Pénélope Bagieu change de registre, et ça marche! On n’est plus dans le trip de la parisienne "celibattante" un peu superficielle de Joséphine, ou en tout cas, ce n’est pas le sujet principal. Certains regretteront qu’elle s’éloigne de ce côté « girly » qui a fait sa célébrité (voir son blog). Moi j’ai aimé cette évolution. Je trouvais que le filon s’essoufflait dans le tome 2 de Joséphine. Elle choisit de se renouveler pour nous livrer ici une critique pleine de malice et de justesse du milieu littéraire parisien, bien sentie sans être trop méchante.

 

Le personnage de Zoé est plus touchant que Joséphine (qui évoluait dans un milieu assez privilégié) tout en restant drôle. Ici, Pénélope brosse crûment mais avec tendresse le quotidien d’une fille ordinaire, affublée d’un boulot alimentaire minable et d’un mec vulgaire qui boit de la bière devant la TV et lui fait l’amour en gardant ses chaussettes. Pour traduire la solitude de Zoé, pas de longs discours, juste une image par-ci, un regard par-là. Pénélope manie habilement le détail qui tue, l’anecdote criante de vérité, c’est percutant, drôle et triste à la fois.

 

Les dessins sont toujours aussi réussis, en particulier les vues de Paris, sur laquelle Pénélope porte un regard bien à elle, avec des couleurs chaudes, des détails rigolos. J’adore spécialement le style « haussmanien-biscornu » qu’elle affectionne. Car Pénélope Bagieu n’aime pas utiliser la règle ; elle dessine à main levée des immeubles toujours plantés de travers, de guingois, penchés, en dépit de leurs belles ferronneries et portes cochères prétentieuses. Les fenêtres s’ouvrent au hasard sur la façade, tout est bancal, instable, un peu comme la vie de ses héros. Les aubes et couchers de soleil sur la tour Eiffel sont mignons également.

 

En conclusion, un bon cru. Je regrette juste un dénouement expédié, en trois ou quatre planches trop rapides, on sent l’auteur un peu à bout de souffle sur la fin. Mais je vous le recommande tout de même chaudement!

 

L'avis de Clarabel.

 

Cadavre exquis, Pénélope Bagieu, Gallimard, avril 2010, 124 pages.

Par didouchka - Publié dans : Phylactères
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 07:55

complotdesjanissairesNous sommes à Istanbul en 1836. Hachim est un eunuque au service du sultan Mahmud II, plus précisément rattaché aux services secrets de la cour. Une jeune femme du harem est assassinée, des officiers sont retrouvés morts dans d’étranges circonstances. Complot militaire ou révolution de palais, le trône est en danger et sur lui plane la menace d’une vengeance des janissaires, ces soldats d’élites qui s’étaient révoltés avant d’être froidement massacrés par le sultan au début de son règne. Des bas-fonds d’Istanbul aux recoins du harem, en passant par les ambassades des puissances étrangères, Hachim enquête.

 

Ce roman policier historique m’a emballée. Au-delà de la trame policière bien ficelée, c’est une plongée authentique et très réussie dans l’Istanbul du début du XIXème qui nous est proposée. Plongée très documentée et colorée, ce qui rend le roman un peu touffu, il faut le reconnaître. L’intrigue en est parfois difficile à suivre, sans compter que la fin déboule un peu rapidement, avec plusieurs coups de théâtre spectaculaires en quelques pages, ce qui ne simplifie pas les choses.

 

Mais n’empêche, j’ai été séduite par la reconstitution historique minutieuse qui recrée l’ambiance de l’empire ottoman déclinant, son art de vivre, son raffinement, mais avec une bonne dose de réalisme et de lucidité. On est loin des clichés habituels sur l’Orient mystérieux. A cette époque, l'Empire hésite entre tradition et modernité, entre Orient et Occident, et c'est d'ailleurs ce clivage qui nous donne la clé de l'énigme. La gastronomie n’est pas en reste (un aspect que j’apprécie particulièrement, vous le savez) ; entre deux courses-poursuites dans le dédale de la ville, Hachim mitonne quelques petits plats fameux, se balade le long des étals du marché, ce qui donne lieu à de savoureuses descriptions !

 

Une découverte que je prolongerai probablement avec les autres épisodes de la série, car l’eunuque Hachim est un personnage récurrent, héros de plusieurs autres enquêtes policières du même auteur.

 

Le complot des janissaires, Jason Goodwin, éditions 10/18, 2008, 371 pages.

  

Par didouchka - Publié dans : Littérature anglo-saxonne
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En passant

04/04 

 

En ce moment, je lis en anglais.

 

L'avantage, c'est qu'en langue étrangère, je lis plus lentement, donc j'en profite plus longtemps!

 

:-)

Portrait

Affligé d'une mémoire de poisson rouge et aussi d'un bon coup de fourchette, l'auteur tente par ce blog d'atteindre un double objectif ; garder une trace de ses lectures et répondre à la question quotidienne "qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir?" Aucun rapport, dites-vous? Effectivement...

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